Xàbia a accueilli la présentation du rapport FOESSA sur l'exclusion et le développement social dans la Communauté valencienne à l'horizon 2025, une étude réalisée par la Fondation FOESSA qui propose une analyse détaillée de la situation sociale dans la Communauté valencienne. Cette présentation s'est déroulée dans le cadre de la Semaine de la charité, organisée par Caritas Interparochial.
Inégalité et précarité : le modèle social épuisé
Lors de son discours, María Moscardó, représentante de FOESSA, a souligné que les inégalités au sein de la société Le rapport poursuit son analyse, soulignant qu'une famille sur cinq dans la Communauté valencienne vit en situation d'exclusion sociale. Selon Moscardó, cette situation n'est pas imputable aux personnes qui luttent pour s'intégrer, mais résulte plutôt d'un modèle social obsolète qui engendre inégalités, précarité et divisions. « Ces données devraient nous inciter à la réflexion. Que faire face à cette réalité ? », a-t-il déclaré lors de la présentation.
Le rapport indique une baisse du nombre de familles vivant dans des conditions stables, tandis que le nombre de celles vivant dans la précarité augmente. De plus, 48,3 % des locataires sont menacés de pauvreté. Moscardó a également souligné la difficulté croissante d'accès au logement dans la Communauté valencienne, où les loyers ont doublé entre 2015 et 2024. « Le logement a cessé d'être un droit et est devenu un investissement, devenant ainsi la source des inégalités », a-t-il expliqué. Selon le rapport, plus de 1,2 million de personnes dans la Communauté valencienne rencontrent des difficultés de logement, et environ 450 000 ne parviennent pas à mainvan tindre une température confortable dans leur logement.
L'exclusion va au-delà des aspects économiques.
Le rapport souligne également que l'exclusion sociale ne se limite pas aux facteurs économiques. Des facteurs tels que la solitude des personnes âgées, le faible niveau d'instruction et l'exclusion des enfants, qui affectent leur présent et leur avenir, sont des aspects cruciaux. De plus, les femmes sont identifiées comme le visage de la pauvreté, en particulier dans les familles monoparentales où une femme sans instruction, une étrangère ou une personne en recherche d'emploi est particulièrement vulnérable. emploi, devient le principal soutien.
L'emploi comme facteur d'exclusion
Le rapport de la FOESSA aborde également la question de l'emploi. Malgré une reprise de l'emploi dans certaines régions, les données montrent que cette reprise ne se traduit pas par une amélioration des conditions de vie des travailleurs. Selon l'étude, 126 000 ménages de la Communauté valencienne comptent tous leurs membres en âge de travailler au chômage, et 10,5 % des personnes employées sont menacées d'exclusion sociale. Moscardó a souligné la difficulté considérable d'obvan tindre et de conserver un emploi décent, notamment dans une région comme la Communauté valencienne, dont l'économie repose fortement sur le secteur des services, en particulier… tourisme et le secteur de l'hôtellerie.
Un nouveau modèle et des politiques structurelles
FOESSA et Cáritas appellent à un nouveau modèle social. Moscardó a déclaré que « la poursuite des mêmes politiques et valeurs nous mènera à un effondrement social et écologique » et a plaidé pour un changement de paradigme. Ils proposent de passer d'une société axée sur l'individualisme, la croissance et la performance à une société fondée sur la solidarité, l'interdépendance et la justice sociale et écologique. Ce nouveau modèle nécessiterait des politiques publiques fortes, avec une société civile active qui coopère pour le bien commun et s'attaque aux causes profondes des inégalités dans des domaines tels que le logement, l'emploi, la protection sociale et la fiscalité.
Selon les auteurs du rapport, cette approche devrait non seulement réparer les conséquences de l'exclusion sociale, mais aussi la prévenir à la source.






